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Loi de Finances : du changement pour 2010

 

Après un passage devant le Parlement, à la fin de l’année 2009, le projet de loi de Finances a été examiné par la Commission paritaire, pour être définitivement adopté le 8 décembre 2009.
Un grand nombre de députés et sénateurs avaient saisi, à l’époque, le Conseil constitutionnel afin que les Sages se prononcent sur la conformité de cette loi budgétaire à la Constitution.

Image sur la loi de finances 2010

Profitant de cette demande, le Conseil constitutionnel a censuré l’ensemble du dispositif relatif à la taxe carbone. Cette mesure avait pour objectif de faire payer par les contribuables polluants l’excès de consommation d’énergie et cela dans un souci de protection de l’environnement. Le projet prévoyait, cependant, un certain nombre de réductions et d’exonérations. Les Sages ont ainsi jugé que « les régimes d’exemption institués par la loi étaient contraires à l’objectif de lutte contre le réchauffement climatique et créaient une rupture caractérisée de l’égalité devant les charges publiques ».

Malgré la censure par le Conseil constitutionnel de certaines dispositions, la loi de Finances pour 2010 a été définitivement promulguée le 30 décembre 2009. Cette loi prévoit notamment la mise en œuvre de nouvelles mesures fiscales extrêmement importantes.

On peut citer à titre d’exemple, la suppression de la taxe professionnelle. Cette taxe sera remplacée par la contribution économique territoriale. Cette nouvelle contribution est composée d’une cotisation locale d’activité assise sur les valeurs foncières des entreprises et d’une cotisation complémentaire assise sur la valeur ajoutée.

La loi de Finances a également pour vocation de mettre la fiscalité au service de l’environnement. Ainsi, de nombreux chantiers commencés en 2009 vont se poursuivre et s’intensifier en 2010. On peut citer l’éco-prêt à taux zéro par exemple mais également la création, l’année dernière, d’un fond de soutien à la production de la chaleur renouvelable.

La loi prévoit également de réduire le taux de crédit d’impôt mis en place par le dispositif « Scellier ». Cette réduction de 5 % par an, en 2010 et 2011, concernera l’ensemble des logements ne répondant pas à la norme BBC (Bâtiment Basse Consommation).

Autre mesure phare pour 2010, le taux du crédit d’impôt au titre des intérêts d’emprunt pour l’acquisition de la résidence principale. Il est de 25 % à l’heure actuelle mais sera réduit graduellement entre 2010 et 2012. Cela concernera les logements neufs ne répondant pas à la norme BBC.

La loi de Finances pour 2010 met en exergue de nombreuses mesures fiscales mais il ne s’agit pas d’oublier le secteur de l’emploi et de l’enseignement. L’Etat fait, en effet, de ces deux chantiers une véritable priorité pour 2010 et cela afin de « conforter la sortie de crise et de préparer dès à présent la croissance de demain ».

Anne-Sophie Charpentier
Juriste

Pour en savoir plus : Loi de Finances : du changement pour 2010
 

La crise a fait exploser le chômage dans le monde

Le nombre de sans-emploi dans le monde a atteint près de 212 millions en 2009, en raison d’une hausse sans précédent de 34 millions par rapport à 2007, à la veille de la crise économique mondiale.

Image sur le problème de l'emploi lié a la crise financière

A quelques heures de l’ouverture officielle du forum économique de Davos, le Bureau international du travail (BIT) vient de communiquer son rapport annuel sur les tendances mondiales de l’emploi. Sans surpise, le rapport indique que la crise a fait exploser le chômage dans le monde entier.

«Le nombre de sans-emploi dans le monde a atteint près de 212 millions en 2009, en raison d’une hausse sans précédent de 34 millions par rapport à 2007, à la veille de la crise économique mondiale», indique le BIT. Entre 2007 et 2009, le taux de chômage a ainsi progressé de 0,9 point de pourcentage, souligne encore le BIT.

Les jeunes ont payé un lourd tribut à la crise

En attendant, le dernier rapport de l’organisme onusien met l’accent sur les grandes disparités régionales. Tandis qu’en Asie de l’Est, le chômage se situait à 4,4% fin 2009, il se montait à «plus de 10% en Europe centrale et du Sud-Est (hors UE)» ainsi que dans la CEI et en Afrique du Nord. L’Union européenne et les autres économies développées sont également en première ligne.

«Bien que représentant moins de 16% de la main-d’oeuvre mondiale», ces pays ont participé «pour plus de 40% à la hausse du chômage mondial depuis 2007» et ont enregistré des taux de 8,4% en 2009 contre 6% en 2008 et 5,7% en 2007.

La crise y a fait «près de 12 millions» de nouveaux chômeurs pour la seule année 2009, ajoute le rapport selon lequel le secteur industriel a été plus particulièrement frappé.

Les jeunes ont également payé un lourd tribut à la crise, avec un taux de chômage de 13,4%. Selon le BIT, quelque 10,2 millions de jeunes sont venus grossir les rangs des chômeurs entre 2007 et 2009, «soit la plus forte hausse enregistrée depuis au moins 1991».

Le chômage devrait rester élever en 2010

S’appuyant sur les prévisions économiques du FMI, le BIT estime que le chômage devrait rester élevé en 2010, notamment dans les économies développées et l’Union européenne où un surcroît de 3 millions de personnes pourrait grossir les rangs des chômeurs en 2010, en se stabilisant à son niveau actuel, ou déclinant légèrement dans les autres régions du monde.

Dans les pays industrialisés et l’Union européenne», le nombre de sans-emploi pourrait ainsi croître de 3 millions de personnes et augmenter à 8,9%. Dans les autres régions du monde, il pourrait décliner légèrement.

Le rapport reconnaît que les plans de sauvetage mis en place par les gouvernements ont permis d’amortir l’impact de la crise sur les emplois.

Reste que la proportion de travailleurs en situation d’emploi vulnérable dans le monde dépasse la moitié de la main d’oeuvre mondiale, soit plus de 1,5 milliard de personnes. De même, le nombre de travailleurs pauvres ne fait qu’augmenter, selon le BIT, qui estime que 633 millions de travailleurs et leurs familles vivaient avec moins de 1,25 dollar par jour en 2008.

Appel à de nouvelles mesures de relance

Face à une situation économique toujours fragile, le BIT appelle les pays à prendre d’autres mesures de relance en faveur de l’emploi. «Alors que le Forum économique mondial (WEF) s’ouvre à Davos (est de la Suisse), il est clair que la priorité politique actuelle est d’éviter une reprise économique sans emplois», prévient le directeur général du BIT, Juan Somavia cité dans le communiqué. «La même volonté politique qui a sauvé les banques doit être appliquée pour sauver et créer les emplois. Nous pouvons y arriver grâce à une forte convergence des politiques publiques et de l’investissement privé», insiste-t-il.

Pour en savoir plus: La crise a fait exploser le chômage dans le monde

 
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